Le Fantome du camp

Bienvenue

UNE BOMBE A RETARDEMENT DE 1942, a éclaté en France en 1994 !

Les camps du Récébédou (prés de Toulouse) et de Nexon (prés de Limoges) ont donné lieu à des évènements dramatiques durant la 2° Guerre Mondiale.
52 ans après les faits, ces 2 camps français sont le théatre d'impensables impostures et contrevérités, corroborées par de fausses archives, dans un livre : "Les Miradors de Vichy" de Laurette Alexis-Monet (1994).
Sous la préface de l'historien Pierre Vidal-Naquet, elles deviennent des "vérités historiques".

Cet ouvrage frauduleux porte atteinte à l'histoire douloureuse de ces 2 camps, ainsi qu'à leurs témoins ou à leur mémoire.
10 ans d' investigations me permettent de dévoiler et de démontrer la puissante escroquerie de ce livre, inédite dans l'histoire contemporaine, par sa forme machiavélique. De colossales supercheries sont validées par 1 éminent historien subjugué, et instrumentalisé par le témoin de 1942...par une sainte nitouche qui n'a pas froid aux yeux, connaît la musique, et a pris le dessus pour entrer dans l'Histoire. Un témoin, prédateur d'historiens : du jamais vu à ce jour ! 1 scoop navrant pour l'Histoire, qui à travers l' historien abusé, a perdu le contrôle. Ainsi, chacun de nous devient victime d'une fausse histoire de 2 camps français.

Tout historien(ne) utilisant les contenus de ce livre, est à son tour anéanti dans sa noble fonction historienne, par le témoignage véreux. Il est primordial de dénoncer l'imposture historique à la France, d'autant plus qu'en 2015, un film fût réalisé sur ce livre, changeant la fraudeuse, en héroïne. L'historien(ne) doctorant, scientifique...qui révélera le mythe, se fera un nom, et aura la reconnaissance de la nation, comme l'historien ayant dévoilé l'imposture du charismatique faux rescapé du camp de Mathausen, adulé par les espagnols durant des décennies.

En 2005, les recherches du jeune historien Benito Bermejo ont libéré l'Espagne. En 2015, l'écrivain Javier Cercas a publié " L'imposteur " découvrant aux yeux de tous, ce fait réel contemporain non anodin pour l'histoire nationale et internationale.

Je lance également un appel à témoins, afin d'élargir mes recherches, rétablir la vérité historique sur ces camps, stopper l'engouement pour un témoignage extrêmement tardif imbibé de contrefaçons, et pour une héroïne narcissique, ayant abusé d'une tragédie de l'histoire, pour s'attribuer des actes valeureux, 1/2 siècle après la Libération. Rien dans ce livre, n' honore la mémoire des disparus ; bien au contraire, l'auteure se moque des morts en faisant croire aux vivants qu'elle les a aidés, alors qu'elle n'y était pas. C'est le livre de la honte, après les camps de la honte.

Je termine par une alerte à mes chers collègues enseignants :
un dossier
pédagogique conçu par Ecransud, propose sur internet, des pistes de travail sur les camps français aux enseignants et aux élèves, avec des titres d’ouvrages, parmi eux : le livre " Les Miradors de Vichy". A bon entendeur, salut !

Bienvenue donc
sur ces pages...

Anomalies du livre Les Miradors de Vichy de Laurette Alexis-Monet

En juin 2006, je découvre un livre, paru en 1994 : «Les Miradors de Vichy» écrit par Laurette Alexis-Monet, 52 ans après les faits.
Ce livre évoque 2 camps-hôpitaux créés sous le régime de Vichy, pour héberger des Républicains Espagnols mutilés de la guerre d‘Espagne et des juifs étrangers. Il s’agit des camps-hôpitaux du Récébédou et de Nexon.

L’auteur prétend être resté 1 an dans ces camps, au titre de l’œuvre de "La Cimade" en 1942-1943.
Mes parents sont allés secourir les malades de ces camps, en tant que médecin et infirmière Croix-Rouge, à la même période.
Ma mère a été révulsée de découvrir que le personnel médical des 2 camps était calomnié dans ce livre.

En juillet 2006, ma mère écrit à l’auteur et à l’éditeur, pour leur faire part de la vérité sur les infirmières, et sur son mari médecin.
Ils ne lui répondront jamais.
Dès lors, nous avons fait des recherches, examiné ce livre, et découvert qu'il était truffé de contrevérités, d’impostures, de falsifications de pièces d’archives.

La 1ère imposture de Laurette Alexis-Monet est qu’elle n’a pas passé 1 an dans les camps, mais 1 mois au camp-hôpital du Récébédou, comme son laissez-passer - indispensable pour entrer dans un camp - le précise : du 4 août au 4 septembre 1942.

Pour faire croire à sa présence de 2 mois au camp-hôpital du Récébédou, et remplir les pages de son livre, Laurette Alexis-Monet brode des romans calomnieux sur médecins et infirmières du camp, avec lesquels elle n'avait aucun contact.

Partie du camp du Récébédou le 4 Septembre 1942, elle n’a pas pu assister à la maladie, ni au décès le 27 septembre 1942 du délégué de YMCA, Jacques Saussine.
Elle accusera le médecin de "l’avoir laissé mourir sans soins".
Lire en détail Les 14 morts de Jacques Saussine.

Elle décrit les infirmières de 1942, comme "des petites poupées savamment maquillées aux ongles en griffe, laqués de rouge, éclatant" les assimilant à des péripatéticiennes et les nomme : "ces femelles qui servent d'infirmières".
Lire en détail Les 14 morts de Jacques Saussine et Les infirmières

En octobre 1942 le camp du Récébédou ferme, certains malades sont transférés à Nexon devenu camp-hôpital. Laurette Monet a quitté Récébédou depuis le 4 septembre 42, mais dit suivre le transfert des malades à Nexon, et y rester 10 mois, alors que les documents d'archive précisent que les œuvres ne sont pas admises au camp de Nexon en 1942.
Lire en détail Présence de Laurette

La problématique récurrente du livre, est de prouver la présence de son auteur dans les camps. Ainsi pour authentifier sa présence de 10 mois au camp de Nexon, et crédibiliser ses récits, Laurette Alexis-Monet, va réaliser de faux documents :

- fabrique 28 lettres (vers 1990) qu‘elle dit avoir envoyées de Nexon, à son amie Suisse, d’octobre 1942 à avril 1943. Ces lettres ressemblent à un journal de bord, en direct du camp de Nexon, mais sont des faux.
Lire les Lettres de Nexon.

- dessine un "foyer Cimade" sur le plan du camp de Nexon de son livre, alors qu‘il n‘existe pas sur le plan du camp de Nexon des Archives...tout en précisant que son plan du camp est bien conforme à celui des archives !!
Lire Plan du camp de Nexon.

- s’ approprie un fait historique réel, piraté aux Archives de Limoges :"l’évasion de 3 Allemands du camp de Nexon en mai 1943". En 1994, l'auteur devient l’héroïne de l’évasion de 3 Allemands jamais vus, dans un camp où elle n'était pas...se créant ainsi un "fait de Résistance" ! Ce mythe est relaté dans 2 livres et 2 films, avec des versions changeantes.
Lire l'Evasion.

- publie une aquarelle d’un mirador en couverture du livre, soi disant réalisée pour elle, par l’un des 3 Allemands qu’elle aurait fait évader d'un camp...sans s'y trouver ! Cette aquarelle destinée à crédibiliser sa responsabilité dans l’évasion, figure en rappel en 4e de couverture.

- s’approprie la photo d’une fillette de 4 ans, internée à Nexon, la surnomme 'Liselotte', lui fabrique une histoire, la déclare devenue " ossements d’Auschwitz ", inscrit son nom sous une photo de la stèle de Nexon de son livre.
Or Jeannine (de son vrai nom) est vivante, et c’est le choc en 2003 lorsqu‘elle découvre ces mensonges sur elle dans ce livre. Elle écrira à l’auteur qui ne lui répondra jamais.
Pire, l’auteur récidive en 2005 dans le film "Le Camp-Fantôme" de Tessa Racine, en maintenant sa version sur Liselotte qu’elle sait néanmoins bien vivante !
Lire Liselotte.

L’auteur fait croire qu’elle écrit "ses souvenirs du camp de Nexon, de 1942-43."

Son livre porte aux ¾ sur le camp de Nexon, dont elle était absente.

Laurette Alexis-Monet fait croire à ses lecteurs qu’elle a apporté son aide pendant 1 an aux malades des camps… alors qu’elle n'y était pas, 11 mois durant.

Autonome, Laurette Alexis-Monet invente et fabrique les Archives de son livre, afin qu’elles corroborent ses contrevérités et impostures. Pour faire accroire ses exploits ou descriptions de façon universelle, l'auteur a une recette infaillible : mêler le vrai et le faux (vieille tactique d'imposteur.) Elle mélange des éléments ou des personnages vrais, trouvés aux archives, et crée un roman avec. Le livre est constitué ainsi.

Cet auteur excelle en littérature misérabiliste.
A première vue, on se croirait dans les camps !
Sauf que ce talent est utilisé pour nous "mener en bateau" sur les camps-hôpitaux.

Note sur les camps-hôpitaux

Le Récébédou, est un quartier de Portet sur Garonne, à l'entrée de Toulouse. Sur ce vaste terrain implanté de 87 baraques en brique de 200 m2, Vichy ouvre en 1941, un camp-hôpital destiné à des Républicains Espagnols souvent mutilés de la guerre d'Espagne et à des juifs étrangers.
Composition : 1500 malades, 2 médecins, 2 médecins internés, 24 infirmières. Administration, police, gardiennage : 130 personnes.

Nexon : en octobre 1942 le camp du Récébédou ferme. La moitié des malades va au camp-hôpital de Noé, l'autre moitié à Nexon, 25 km au sud de Limoges, en Haute-Vienne. Le camp-hôpital de Nexon a 27 baraques en bois de 120m2 .
Composition : 700 malades, 2 médecins, 10 infirmières. Administration, police, gardiennage : 150 personnes.

Camp-hôpital du Récébédou : de février 1941 à octobre 1942

Camp-hôpital de Nexon : d'octobre 1942 à fin mars 1943

Illusion de vérité

Pour peaufiner l'illusion de vérité de son livre, Laurette Alexis-Monet a un plan satanique, une ruse de génie : "la pêche au gros" ! Elle utilise 3 grands noms d’historiens, l'un pour préfacer son livre, tandis que 2 autres figurent en tant que "gardiens vigilants de la vérité historique". Le préfacier n'est pas choisi au hasard : il est historien, militant contre le négationnisme, et de renommée internationale. Ayant trouvé le profil adéquat pour blanchir les contrevérités d'un livre sur la Shoah, Laurette Monet peut démarrer sa comédie sur l'authenticité de ses textes ! ( Par ailleurs, 10 a avant, l'historien Vidal Naquet fût déjà arnaqué par 1 imposteur ; il s'était excusé de son soutien, dans journal "Le Monde" suite à scandale national.)

Son livre préfacé, Laurette Alexis-Monet obtient un passeport pour trouver éditeur et lecteurs, puis entrer dans l'Histoire.
Labellisée, elle sera crue d'emblée, et d’autres historiens, des étudiants, un doctorant, 2 réalisateurs… véhiculeront son témoignage faux, qui entrera dans l’histoire des camps-hôpitaux, polluant désormais des lieux culturels.

Ses impostures portent sur :
- sa présence dans les camps,
- son rôle,
- ses actes.

Laurette Alexis-Monet martèle tout au long du livre être restée 1 an dans les camps, sans fournir de preuve.
Or sa présence à partir du 5 septembre 42 à Récébédou, est rendue impossible par la fin de validité de son laissez-passer ; sa présence à Nexon,à partir d'octobre 1942 est rendue impossible par le contexte historique des camps-hôpitaux, n'acceptant pas les œuvres, dont la Cimade. Laurette Monet, fantôme de Nexon, ne peut publier un laissez-passer pour ce camp dans le livre.

Elle invente avoir fait des actions qui n'étaient pas réalisables, historiquement, contextuellement (encore 1 preuve de son absence des camps)...jusqu'à usurper les rôles du médecin du camp et du chef de la Résistance. Ainsi, elle écrit :
- entrer dans les baraques des malades, notamment celles des hommes ; entrer dans dispensaire ou infirmerie
- déjeuner au mess des infirmières
- faire certificats médicaux à la place du médecin
- initier à la Résistance le chef du Comité de Libération de Limoges ; avoir fait évader des allemands antifascistes...etc
Elle accuse le personnel médical d'être défaillant, alors qu'il était mobilisé auprès des malades, en permanence, et qu'elle n'assistait pas aux soins.

Contrairement à l’importance qu’elle se donne, son rôle était très limité, car mineure et sous tutelle d’un adulte.
Lire Présence et Rôle de Laurette

L’ensemble du personnel médical de 2 camps est disqualifié, alors que l'auteur n'est resté qu'1 mois, dans 1 seul camp !
Afin d’incriminer les 2 médecins, du camp du Récébédou, Laurette Alexis-Monet multiplie par 10, le chiffre de mortalité des malades du camp "1080 décès en 3 mois."
Le nombre réel est : 118 décès en 3 mois.
Lire Les 14 morts de J. Saussine.

Pour masquer ses impostures, crédibiliser sa présence à Nexon, et populariser son livre, Mme Alexis-Monet (absente de Nexon) va créer des effets-réalité bluffants, en prêtant des fantasmes souvent scabreux à des internés, à des gardiens, à des infirmières imaginaires, aux personnages inventés de son livre.

Exemples
- Me Julius Goldberg, avocat de Nexon imaginaire, obsédé par la nourriture, et répétant sans arrêt : 'pâtes de coing, pâtes de coing, pâtes de coing…'
- l’onanisme raté d’un malade fictif de Nexon pris sur le fait par l’auteur dans la baraque des hommes, se plaignant à la mineure de 19 ans qu’elle était : 'Même ça…ça ne marche plus.' ( Croyant avoir affaire à un vrai fantasme d 'interné, 1 historien et 1 réalisateur reprendront dans leur œuvre, le vil fantasme de la romancière ! Cela est comique, mais n'a rien à voir avec l'histoire.)
- Liselotte, 4 ans, rêvant de s’évader du camp de Nexon… 's’en aller, oui mais pas pour le ciel, pas comme M. Silberstein dans sa couverture…'
- l’arrivée des infirmières à Nexon, 'mit en émoi les personnels de gardiennage et d’administration… habitués antérieurement à travailler entre hommes.'

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En 2015, le film 'Laurette 1942' est réalisé d’après ce livre

Un film fiction se disant basé sur le "témoignage authentique" d'1 livre. Ecrit 52 ans après les camps, ce livre riche en facéties dont l'auteur est l'héroïne burlesque, rappelle les galéjades du célèbre héros d' Alphonse Daudet, lui aussi fanfaron et provençal.

Enfin s’il est courant de trouver dans ce livre de 200 pages, plusieurs contrevérités par page, je ne puis affirmer qu’une seule page en soit exempte.