Le Fantome du camp

Les 3 versions de l'évasion

ETUDE EVASION CAMP DE NEXON de Laurette Monet
Examen des contradictions à travers 3 supports (2 livres, 1 film DVD)
A partir de 4 expressions A B C D dans «les miradors de Vichy» les versions différent, selon les supports !
Livre 1 "Les Clandestins de Dieu", 1989 Cimade, éd. Labor et Fidès p135- 146
Livre 2 "Les Miradors de Vichy" 1994 et 200,1 éd. Paris Max Chaleil p161- 173
Film DVD Le camp fantôme, de Tessa Racine en 2005 sur le camp de Nexon.

A- Laurette Monet quitte Nexon, pour rejoindre ses évadés
- Livre 2 - p170 Laurette Monet rejoint « ses évadés à la gare de Limoges » et part avec eux à Lyon par le train (diverses péripéties.) Arrivés à Lyon, ils s’introduisent dans la maison déserte du pasteur Casalis, pour dormir.
- DVD : Laurette Monet rejoint « ses évadés dans une paroisse de Lyon, où il y avait tout un fief de résistance protestante ». Elle ne voyage plus en train avec eux et les évadés n'atterrissent plus dans la maison du pasteur Casalis.

B- «Le brigadier-chef Miramont ne gardera plus personne: il est interné avec les trafiquants du marché noir…»
- Livre 1 - p141 «il est envoyé au camp de Saint-Sulpice »
- Livre 2 - p168 «il est envoyé au camp de Sisteron»

C- A propos du pasteur Chaudier de Limoges («Chef de la Résistance du secteur, ayant hébergé Jean Moulin» selon Jeanne Merle d’Aubigné, Cimade)
- Livre 1 - p139 Laurette Monet a initié le pasteur à la Résistance :
«Je lui donnai sans le savoir, le baptême de la résistance, puisque j’appris par la suite que cette initiation devait le conduire sur une voie qui le mena à la présidence du Comité de Libération de Limoges»
- Livre 2 - p 166 Laurette Monet a cru initier le pasteur à la Résistance :
«J’ai bien cru lui donner le baptême de la Résistance, mais j’appris par la suite qu’il était déjà sur une voie qui le mena à la présidence du Comité de Libération de Limoges.

D- Retour de l’auteur au camp de Nexon après l’évasion
- Livre 2 - p170 L‘auteur revient à Nexon après l‘évasion :« Je revins au camp début juillet censément de retour de congé, pour m’entendre signifier que les œuvres étaient exclues en raison de la nouvelle affectation du camp, pour faire mes bagages et prendre congé des jeunes internés français »
- DVD L‘auteur ne revient pas à Nexon après l‘évasion : « Et après revenir comme ça brusquement toute seule, alors que les autres on les a pas revus : c’était me mettre dans la gueule du loup. Je n’étais pas irremplaçable à Nexon »


En réalité, Laurette Alexis Monet rencontre « ses évadés » en 1989 aux Archives D. S’approprier un fait historique consigné aux archives, avec lequel on n’a rien à voir, et créer un récit dessus, se nomme imposture.

Si Laurette A-Monet avait un rôle dans cette évasion, n’aurait-elle pas bondi aux archives dès la Libération pour y déposer le témoignage de « son exploit » ? N'aurait- elle pas réclamé à l'Etat la reconnaissance de "son acte héroïque" sous forme de décoration ? Laurette A-Monet a raconté son faux « récit de l’évasion » dans 2 livres et 1 film.
Seulement, elle y dit des choses très différentes.
Laurette A-Monet perd sa crédibilité, comme le vaniteux corbeau, flatté par le renard...perd son fromage.

En 2015, dans le film fiction « Laurette 1942 » réalisé par Francis Fourcou, l’évasion de Nexon est évoquée, donc le mythe est maintenu. C’est très important, afin qu’il puisse être dit que Laurette Monet était « Résistante ». On lit dans le générique : " Laurette rejoindra activement la Résistance ", ou sur le site du film :"Après les camps, Laurette bascule dans la Résistance". Il est vrai que "Laurette bascule"... mais dans le Mensonge ! Je précise que Laurette Monet n'a jamais fait de Résistance, n'a aucun fait de résistance à son actif, et ne figure dans aucun réseau national de Résistance.

Or, dans une publicité pour le film, Laurette Alexis-Monet est assimilée à l'illustre Résistant Toulousain : François Forain Verdier ! ( "Côté Toulouse" hebdo gratuit du 5/11/2015.) L' historienne Elérika Leroy publie un livre sur François Verdier, en 2015, le nommant " le Jean Moulin du Sud Ouest ". Chef de la Résistance régionale, François Verdier fût abattu par la Gestapo en forêt de Bouconne, après 40 jours de tortures sans avoir parlé, malgré les menaces sur sa famille (son épouse fût déportée). Grâce à son silence, son réseau a pu agir jusqu'à la Libération, 7 mois plus tard.

Et on compare Laurette A-Monet ( se vantant d'initier à la Résistance un chef de Réseau, dans une évasion fictive) à François Verdier ? L'amalgame est juste indécent et ubuesque. Jusqu' où ira -t-on dans le mensonge, pour faire vendre du "Laurette" en film ou en livre ? Dans ce même journal, "Laurette" est assimilée à une autre figure de la Résistance toulousaine : Achille Viadieu. Abattu par les Allemands à Toulouse en 1944, il infiltrait les milieux collabo et la sûreté allemande...Des informations capitales pour le groupe Morhange, réseau de résistance, renseignements, contre espionnage...auquel il appartenait ainsi que 2 amis de mon père : Pierre Rous, et le Docteur Roger Mazelier. Ces grands hommes que j'ai bien connus, auraient aujourd'hui, en lisant cet article tordu, dévoré de colère, le journal "Côté Toulouse" ! Il faut oser écrire de telles inepties, et les faire publier !!!

Dans les années qui ont suivi la guerre, les « résistants de la dernière heure » furent nombreux ! Et ça continue puisque Laurette Alexis-Monet postule …52 ans après dans un livre !
Soudain, en 1994, après disparition des témoins gênants...un livre "Les Miradors de Vichy" sort du bois ! Son auteur a dû attendre d'avoir 71 ans, pour s'ériger en héroïne d'impostures, pour nous rouler dans la farine, pour s’approprier la mémoire et l’histoire de 2 camps français pendant la 2° guerre mondiale...en imposant ses contrevérités aux générations après la sienne. Elle a pris soin de faire valider leur véracité par de fausses archives, et par un historien.Très fort !

Laurette A-Monet se moque de la mémoire des 3 Allemands antifascistes évadés ( dont je recherche les familles ) ainsi que des faits historiques. Elle "mène en bateau" ses lecteurs à qui elle fait accroire son "acte valeureux". Elle utilise un contexte historique réel et dramatique pour se faire valoir, 52 ans après. Sera-t-elle médaillée, en tant que : « dernière résistante de la dernière heure. » ?

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