Le Fantome du camp

Le médecin interné Juif Polonais

Laurette Alexis-Monet, absente du camp de Nexon, invente des aventures croustillantes, à des gens qui étaient au camp de Nexon, en 1942-43, dont elle va s'approprier noms ou fonctions, qu'elle découvre aux Archives de Limoges, vers 1990. Ainsi elle accuse ce médecin-adjoint interné (dont elle publie le nom réel, piraté aux Archives) d'avoir eu une relation avec une malade du camp de Nexon, qu’elle nomme "Mimi" et d’avoir réalisé sur elle, un avortement, puni à l’époque de peine de mort.
Non seulement ce médecin juif polonais, risquait à tout moment la déportation, mais encore "c'était un homme droit, incapable de se compromettre avec une malade...Quant à l'acte chirurgical, c'est impensable dans un camp en 1943 ! Et dans l'étroite promiscuité du camp de Nexon, rien n'aurait pu avoir lieu, à l'insu de mon mari médecin ou de nous infirmières...Mon mari aurait été fou de rage de lire de telles inepties, de telles méchancetés, 50 ans après les camps !" Témoignage de ma mère infirmière à Nexon. Indignée, ma mère, a démenti vivement ces inventions et accusations très graves.

L'épouse du médecin interné, retrouvée à New-York, en 2007, dément également.

Madame Dorothy G. venant d’apprendre ces calomnies sur son mari, nous écrit en 2007 :
«Mes amis essaient de calmer ma douleur… Quelle tristesse ! On ne peut pas pardonner ce que Mme Monet a fait dans son livre. Si elle demeurait à New-York, je chercherai un avocat pour faire un procès

D'autres internés du camp de Nexon sont qualifiés dans le livre de Laurette A-Monet, de : " quémandeurs, resquilleurs..." L'un d'eux sera accusé de " mouchardage "... Ma mère m'a expliqué que lorsqu'on avait vécu le quotidien avec le visage et la parole de ces personnes malades, affaiblies, dénutries, âgées, subissant l'internement...on ne pouvait pas tenir des propos aussi peu charitables ... que cela lui semblait inhumain. Laurette A-Monet n'a pas vécu auprès des internés de Nexon. Elle décrit et met en scène des " internés de papier " : certains sont imaginaires, comme maître Julius Goldberg ; d'autres, ( dont l'auteur a piraté noms ou photos aux Archives, 50 ans plus tard ) ont existé mais ont une histoire inventée, comme Liselotte, le médecin juif polonais, le médecin du camp ou les infirmières...

C'est ainsi que Laurette A-Monet, sans avoir été équipière Cimade au camp de Nexon, mais dotée d'une imagination débordante, a pu écrire son livre : "Les Miradors de Vichy". Un livre qui n'hésite pas à salir les mémoires, même lorsqu'il s'agit d'internés...qu'ils soient imaginaires ou piochés aux Archives. Un livre sans respect de la mémoire des internés dont certains ont disparu en déportation... l'auteur se valorise en faisant croire qu'elle aidait ces personnes, alors qu'il s'agit d'impostures. Les facéties de Laurette Alexis-Monet dans les camps, se moquant de ce drame de l'humanité, ont un goût très amer !

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