Le Fantome du camp

Jeanne Sénat

Son nom figure aux Archives Départementales 31 : elle est " Représentante Cimade " dans les camps du Récébédou et de Nexon, dans les périodes où la présence des œuvres était autorisée par la Préfecture. Jeanne Sénat, arrivée au camp du Récébédou le 29 janvier 1942, y restera jusqu'à début octobre 42, avec des périodes d'absence, notamment durant ses vacances. Jeanne Sénat ne peut pas intervenir au camp-hôpital de Nexon en 1942, la Cimade n'y étant pas autorisée. Elle le sera peu avant la fermeture du camp, pour préparer le départ des malades vers d'autres camps, en mars 1943. Ensuite, Jeanne Sénat partira avec le Dr Gerstenfeld ( médecin interné ) et certains malades de Nexon, au camp de Masseube (Gers) toujours au titre de la Cimade.

Jeanne Sénat est intervenue plusieurs mois dans le camp du Récébédou et très peu à Nexon.Durant son mois de vacances, elle fût remplacée par Laurette Monet, du 4 août au 4 septembre 1942, au camp du Récébédou.

Laurette A-Monet a remplacé 1 mois, sa coéquipière de la Cimade, mais 52 ans plus tard, ce mois devient 1 an, dans son livre "Les Miradors de Vichy". Elle usurpera le temps de présence dans les camps-hôpitaux de Jeanne Sénat, 2 personnes de la Cimade ne pouvant y être déléguées ensemble.

Laurette Alexis-Monet évoque peu Jeanne Sénat, sauf pour l'utiliser afin de prouver sa propre présence à Nexon : "Peu à peu, elle m'avait confié le service du dimanche et la bibliothèque" ou pour la ridiculiser "pauvre Jeanne" alors que Jeanne Sénat était réellement présente dans les camps, dés qu'elle y était autorisée par le préfet.

Enfin Laurette Alexis-Monet écrit qu'elle "ose voir en Jeanne Sénat, les racines de la xénophobie". A votre appréciation...Jeanne Sénat était décédée lors de la parution du livre, ainsi l'auteur a pu la calomnier, sans qu'elle puisse se défendre, comme elle a procédé avec d'autres personnes décédées.

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