Le Fantome du camp

Jeannine H.

Bien que Laurette Monet soit le fantôme du camp de Nexon, elle évoque une fillette de 4 ans, réellement internée au camp de Nexon en 1943, avec ses parents.
Laurette A-Monet la nomme "Liselotte" publie ses photos, écrit qu’elle part au camp de Douadic, puis à Drancy, puis déportée, enfin qu'elle est devenue "ossement d’Auschwitz".
L’auteur inscrira son nom sous une photo de la stèle de Nexon de son livre…
Il en résulte qu'un jour la photo de "Liselotte" sera exposée au musée d’Oradour/Glane en grand format !

Nous avons retrouvé "Liselotte" à Paris. Elle s’appelle Jeannine, fût sauvée à Nexon par la Croix Rouge Suisse, et son histoire n’a rien à voir avec le conte glauque de Madame Alexis-Monet.
Jeannine H. est meurtrie par les diverses et macabres contrevérités de l’auteur, sur sa personne.

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«LISELOTTE» 4 ANS, CAMP-HOPITAL DE NEXON

L’auteur brode un conte misérabiliste sur une petite fille de 4 ans, internée avec sa maman. Elle la baptise «Liselotte» et publie sa photo en robe blanche.
Laurette Alexis-Monet écrit qu’elle serait partie «au camp de Douadic, puis Drancy, puis plus loin…» évoquant pour elle la déportation «les ossements d’Auschwitz et de Treblinka» …jusqu’à inscrire le prénom «Liselotte» au-dessus d’une photo de la stèle de Nexon.
Incroyable que Laurette Alexis-Monet écrive ces sornettes sur cette fillette, photos à l’appui, sans s’informer de son sort ! En 50 ans, elle en avait le temps.

En 2006, il nous a fallu environ 2 mois pour retrouver «Liselotte» à Paris, bien vivante.
Elle se nomme Jeannine, et n’apprécie guère les inventions de Laurette Alexis-Monet «faisant pleurer dans les chaumières» sur sa personne.

En 2003, Jeannine se rend au Musée d’Oradour/Glane. Ahurie, elle voit une photo d’elle, petite fille au camp de Nexon, exposée au musée, présentée comme disparue. Elle rencontre le directeur du musée qui lui en donne l‘origine, et lui présente : «Les Miradors de Vichy».
Très choquée par les mythes du livre à son sujet, elle a raconté sa véritable histoire au directeur, puis a écrit à l‘auteur, qui ne lui répondra jamais.

Pourquoi Laurette Alexis-Monet n'a pas cherché à revoir "la fillette blottie sur ses genoux" en 1943 au camp de Nexon !
Parce qu'elle n’a pas connu «Liselotte», ni son prénom, pour ne pas avoir été à Nexon.

Voici la véritable histoire de Jeanine :
Au printemps 1943, Jeannine et sa maman furent sauvées de la déportation par Heidi Mäder, Croix Rouge Suisse, au camp de Nexon. Heidi Mäder a revu Jeannine après la guerre, sans se glorifier de son acte, ni écrire de livre.

En 2006, ma mère infirmière et Jeannine internée se sont retrouvées à l’Ile de Ré, dans une grande émotion, car elles se sont réellement connues et figurent ensemble sur une photo de 1943 devant l’infirmerie du camp-hôpital de Nexon.
En 2007 elles ont assisté à la journée de la déportation à Nexon, faisant l’objet d’un reportage. Nous avons des contacts réguliers avec Jeannine.

Laurette Alexis-Monet s’approprie la photo d’une fillette de 4 ans inconnue, sans scrupule, lui invente une histoire tragique sans se soucier du fait que la personne puisse être encore bel et bien vivante.
Ayant attendu 50 ans pour son livre, elle aurait eu le temps de chercher des témoins de ces camps, mais dès le début du livre, elle préfère les déclarer «disparus» !

Jeannine est persuadée, à juste titre, que Laurette Alexis-Monet la savait vivante. Heïdi Mäder après la guerre donne à Laurette Monet des photos qu’elle avait prises de Jeannine au camp de Nexon. Heïdi Mäder a nécessairement dit à Laurette Monet que la fillette et sa maman étaient sauvées. (Laurette Monet avait connu Heidi Mäder à Récébédou.)

En 2005, Laurette Alexis-Monet récidivera dans le film «Le Camp-Fantôme», réalisé par Tessa Racine, sur le camp de Nexon. Laurette Alexis-Monet connaît la vérité sur Jeannine lui ayant écrit et téléphoné en 2003, mais continue à la nommer «Liselotte» et à laisser croire qu’elle a disparu… Le film comporte les mêmes contrevérités que le livre.

Jeannine n’avait pas demandé à être dans le film. Pourtant on y montre 2 photos d’elle à 4 ans à Nexon, assorties de contrevérités sur elle, dites par Laurette Alexis-Monet… selon son livre «les Miradors de Vichy.»
En janvier 2006, Jeannine écrira à Tessa Racine, réalisatrice, et au Mémorial de la Shoah pour demander la rectification de certains points du film. Le producteur répondra à Jeannine qu’un avertissement à l’écran, corrigera les erreurs.
Le 3 décembre 2006, «Le Camp-Fantôme» est projeté à Paris, au Mémorial de la Shoah, suivi d’un débat en présence des responsables du film, et du Mémorial.
Jeannine était venue, avec notre petit groupe composé de juristes très ferrés en la matière, pour soutenir son combat de vérité, et constater si les éléments du film avaient été rectifiés.

Jeannine est intervenue, remerciant d’avoir rétabli son prénom, mais «je regrette qu’on laisse entendre ma disparition en fumée, sans qu’il soit précisé dans le film, que je suis bien vivante.» Jeannine a dû mener un combat, juste pour dire qu’elle refusait d’être «la Liselotte disparue du livre et du film.» Quoi de plus normal ? Néanmoins il y a eu des protestations, signifiant qu’elle devait représenter les enfants disparus de la Shoah ! (Une ancienne internée au banc des accusés !)
Comment peut-on imposer à Jeannine, vivante, de représenter les enfants déportés ou disparus, alors qu’elle est très attachée au fait d’avoir été sauvée ?
La réalisatrice a répondu à Jeannine : «Mme, on est très heureux que vous soyez en vie, que vous ayez été rayée des listes de la déportation, mais je me demande s’il n’y a pas d’autres gens qui sont partis à votre place, et c’est pour eux que j’ai fait le film! »
Bing ! Quel choc, pour Jeannine et nous tous...Mme la réalisatrice, pardonnez-là d’être vivante !
Culpabilisé, le témoin gênant est éliminé, mais n'en reste pas moins utilisé dans le film, bon gré, mal gré...

Bilan : Nous avons bien compris que l’intérêt majeur, était de préserver les contrevérités de Laurette Alexis-Monet, dans le livre, et dans le film.
Jeannine, doit garder le corselet macabre de «Liselotte» pour que les écrits et narrations de Laurette Alexis-Monet, ne soient pas mis en défaut, puisque le témoin qu’elle disait disparu est vivant !

Liselotte... Source : Les Miradors de Vichy - Laurette Alexis-Monet - Ed. de Paris
Liselotte...
*Source : "Les Miradors de Vichy" - Laurette Alexis-Monet - Ed. de Paris Max Chaleil
La même Liselotte que Laurette a tant connue mais pas reconnue sur cette photo de "petite fille"... aux côtés de Heidi Mäder qui la sauva. Source : Les Miradors de Vichy - Laurette Alexis-Monet - Ed. de Paris
La même Liselotte que Laurette a tant connue mais pas reconnue sur cette photo de "petite fille"... aux côtés de Heidi Mäder qui la sauva.
*Source : "Les Miradors de Vichy" - Laurette Alexis-Monet - Ed. de Paris Max Chaleil
Laurette Monet dans son histoire vous montre le cénotaphe érigé entre autres pour sa Liselotte! Source : Les Miradors de Vichy Laurette Alaxis Monet Ed. de Paris
Laurette Monet dans son histoire vous montre le cénotaphe érigé entre autres pour sa Liselotte!
*Source : "Les Miradors de Vichy" Laurette Alaxis Monet Ed. de Paris Max Chaleil

Courrier de Jeannine H. alias Liselotte

Courrier de Jeannine H.
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