Le Fantome du camp

Personnel médical des camps

L’ensemble du personnel médical des 2 camps-hôpitaux (Récébédou et Nexon) est maltraité dans le livre "Les Miradors de Vichy".
Il est accusé " de ne pas s’occuper des malades, d’incompétence, d‘être placé là, à partir de critères douteux..."
Ces fausses accusations sont extrêmement graves 50 ans après, quand les personnes ne sont plus là pour se défendre et pour rétablir la vérité historique.

Si de tels faits étaient avérés, Laurette Monet se devait de les dénoncer en 1942, auprès de la Secrétaire de la Cimade, Madeleine Barot, afin qu’elle intervienne d’urgence auprès de Vichy, pour faire évacuer "un personnel médical ne s‘occupant pas des malades...ou criminellement négligeant ses devoirs".
Or Laurette Monet ne l’a pas fait en 1942, pas plus qu’en 1944, à la Libération !

Si de tels faits étaient avérés, en tant que déléguée d’une œuvre caritative, Laurette Monet qui aurait eu connaissance d'un danger, sans le signaler, se serait rendue coupable d'un délit pénal, pour "non assistance à personnes en danger."
Enfin si de tels faits étaient avérés, ils auraient été nécessairement dénoncés à la Libération, par l'une des 7 œuvres du camp, ou par les internés eux-mêmes, et il y aurait eu des sanctions. Or ce ne fût pas le cas.

Au contraire, après la Libération, les espagnols du camp du Récébédou, ont tenu à rédiger un témoignage de reconnaissance au médecin, pour tout ce qu'il a fait pour eux, validé par le Président de l'Union Nationale Espagnole. ( Ci-joint).
On peut affirmer aujourd'hui, que les contrevérités de Laurette Alexis-Monet viennent nous intoxiquer 50 ans après, pour semer la haine envers un personnel médical exemplaire.

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Qui était en réalité le personnel médical?

Le personnel médical s’est "placé" lui-même, en allant secourir volontairement les malades des camps-hôpitaux. Avec les mots d’aujourd’hui, on parlerait de mission humanitaire, évoquant "Médecins du Monde".

Il faut savoir que ce personnel fût toujours du côté des malades, que les médecins obéissaient à Hippocrate et non à Pétain.
Un personnel compétent, dévoué, motivé et antifasciste, très apprécié par les malades des 2 camps-hôpitaux.

Mes 2 parents, médecin et infirmière sont partis au front faire la guerre de 1939 à 40. A leur retour, chacun d’eux voulait faire de l’humanitaire. "Ils pensaient que c’était au bout du monde…" Mais le bout du monde, hélas, est venu à eux : il s’est appelé d’abord Le Récébédou, puis Nexon…

- Les infirmières :
Diplômées d’Etat, certaines étaient aussi Croix Rouge Française, dont ma mère, M.D.
La plupart avait servi comme volontaires, soit à la guerre d’Espagne, soit à la guerre en France, soit durant les 2 guerres. Ma mère est partie volontaire, à 21 ans, à la guerre de 1939 dans les "ambulances légères" ( infirmerie sous toile de tente) au titre de la Croix-Rouge Française… bien que "Pupille de la Nation" de la guerre précédente, et au désespoir de sa propre mère, par 2 fois veuve de guerre.

- Les médecins :
- Le médecin-chef du camp-hôpital du Récébédou était un homme, bon et réservé, d’un certain âge. Il avait fait la guerre de 1914-18, avait la Croix de guerre et Légion d’Honneur. Il venait travailler au camp accompagné parfois d’un fils handicapé. Il est taxé "de ne jamais s’occuper des hébergés" alors que témoignages et photos prouvent l’inverse.

- Le médecin des camps-hôpitaux du Récébédou et de Nexon : A.D. qui est aussi mon père, est calomnié comme l'ensemble du personnel médical, par Laurette Alexis-Monet.
C’est pourquoi je dois livrer sa véritable histoire ici.